Clotures Grillages
box pousse-pousse
Publié le 13-06-2019

Pousse-Pousse, devenez le super-héros du quotidien !

Nous avons eu l’occasion de joindre l’équipe de Pousse-Pousse, cette start-up qui fait du bien à la planète ! Grégoire Baissas De Chastenet, membre du trio inséparable de Pousse-Pousse avec Louis Vial et Romain Ibanez, a accepté de nous confier son expérience.

Nous avons voulu savoir quelles étaient leurs motivations lors de leur départ, quel était le parcours de Pousse-Pousse et comment ressentent-ils leurs actions au sein de la population et de leur communauté.

Présentez-vous, quel est le parcours de Pousse-Pousse ? Quand en avez-vous eu l’idée ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Je suis Grégoire, je suis à l’initiative du projet [de Pousse-Pousse, NDLR]. J’ai démarré dans l’agriculture, je faisais de la location de jardins potagers au portes de Perpignan quand j’avais 20 ans. Je faisais des potagers surélevés et après j’ai inventé un potager avec de la subirrigation. C’est une  réserve d’eau qui est placée sous le potager et qui permet d’économiser jusqu’à 80% d’eau et donne une autonomie de 15 jours à un potager. C’est notre premier projet avec Romain IDANES et Louis VIAL, qui sont mes potes d’enfance. Donc on s’est lancé dans ce projet là, on voulait envoyer des potagers par la poste, à monter sans outil et prêt à planter. Avec ce premier projet on a été sélectionné au « Web Summit 2017» à Lisbonne pour le présenter ce qui nous permis en fait de rencontrer nos premiers investisseurs, et surtout premiers clients . Et à la suite de ce salon là on s’est aperçu que c’était bien mais le contenu c’était encore mieux et surtout accessible à tous.

Guillemet Bas

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer pousse-pousse ? Pourquoi avez-vous commencé à faire ce projet ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Les gens qui font leur propre potager, qui consomment en vrac, je ne peux pas trop leur apporter quelque chose, ils sont déjà dans une démarche éco-responsable. Moi je suis là pour accompagner tous les gens qui n’ont pas encore pris conscience, qui ont besoin d’être accompagné. Tout le monde est sensible à l’écologie, tout le monde veut être éco-responsable mais par où commencer ? La réponse que je donne : c’est abonnez-vous à la box, dedans il y aura un geste pour vous et un geste pour la planète.

Guillemet Bas

Et ensuite passer sur le changement des habitudes de consommation ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Exactement, toujours par un côté un peu fun et ludique. Par exemple une opération « Stop Pub », ça prend 30 secondes, on le colle sur sa boite aux lettres et on économise 30kg de papier par an. On est en train de constituer une box pour économiser de l’eau. On s’est rendu compte qu’une douche c’était en moyenne 9 minutes et là on va donner des petits sabliers pour permettre aux gens de faire 5 minutes par douche, ce qui permet de faire économiser en moyenne 40L par douche. C’est plus incitatif, de manière ludique et pas restrictif.

Guillemet Bas

Vous jouez plus le rôle de conseillers alors ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

On s’en est aperçu depuis 20 ans, que l’écologie passe aussi par la politique et par la culpabilité donc il faut inciter et accompagner les gens à changer plutôt que de leur dire « vous consommez trop », « vous consommez trop de plastique ».  Aujourd’hui nous sommes plus dans la question : comment allez-vous apporter une alternative à ce qu’on vous propose ?

La question n’est plus de savoir si on doit la sauver la planète, c’est de voir comment on peut faire pour faire changer les gens et ça laisse entendre que c’est un petit geste de chacun qui fera un grand pas. En fait on se cache toujours derrière « si moi je le fais pas, les autres le feront » alors que si chacun fait un petit geste, vraiment c’est là où on va faire changer les mentalités.

Nous sommes acteurs du changement, là on va avoir des box qui sont axées sur l’entretien des maisons. On a tous vu des DIY [Do It Yourself, Fais le toi-même, NDLR] sur internet et on se dit « ça serait génial que je le fasse » le seul truc c’est qu’il faut rassembler tous les produits et qu’il faut prendre le temps de choper la recette. Généralement tous ces freins-là font qu’on ne le fait pas. Donc nous avons pris l’initiative dans les box de mettre chaque mois, par thème et par thématique des produits finis et des produits qui doivent être fait par eux même. Ça créé de la satisfaction et de la confiance en soi et on se dit « c’est possible, j’ai pu le faire ». On essaye de prémâcher le travail.

Guillemet Bas

Qu’est-ce qui vous a permis de vous lancer ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

On a démarré avec ce premier projet qui s’appelait « Haut potager », on a simplement changé le nom et on s’est appelé Pousse-Pousse. La naissance du projet et l’envie d’être associés entre potes d’enfance est née là bas [à Lisbonne, NDLR] mais après ça s’est constitué en France. On n’avait pas de référencement, c’était purement du bouche à oreille dès le début. Aujourd’hui nous on n’aurait pas internet on ne pourrait pas faire ce qu’on fait.

Guillemet Bas

Ça vous a réellement apporté d’être en e-commerce plutôt qu’un établissement physique ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Impossible d’être physique car les réseaux sociaux nous permettent d’avoir une visibilité sur tout le territoire français alors que si on se positionne sur du physique on touche un secteur trop local pour se faire connaitre. C’est un système d’abonnement donc vraiment propre au e-commerce. On a tenté, on a été présent chez Biocoop […], mais nous c’est vraiment le e-commerce et les réseaux sociaux qui nous permettent d’être connu, Twitter Facebook Instagram et Pinterest.

C’est notre devanture de magasin, c’est notre vitrine de magasin, on laisse jamais une vitrine sale, on la laisse jamais pas jolie, et surtout pour motiver notre communauté. On se base aussi comme un relais des tendances et on relaie les initiatives. On essaye de mettre en lumière dans la box nos partenaires qui ont le même ADN que nous, c’est un cercle vertueux.

Guillemet Bas

La concurrence est-elle très présente ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Les produits éco-responsables arrivent dans les magasins. Nature et Découverte est dans ce concept, les grands comme Jardiland sont en train de revoir leurs positionnements. Si je devais considérer ma box ce serait du « green life style » éco-responsable parce que on va avoir énormément de thèmes. Il y’a deux box qui sont arrivées cette année, mais ce sont des confrères.

Guillemet Bas

Sentez-vous un réel intérêt de la communauté française pour ce secteur ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Oui on sent un réel intérêt pour le secteur. L’éco-responsabilité s’adressait aux gens qui avaient du temps et des moyens et aujourd’hui c’est une nécessité pour tout le monde. Aujourd’hui les gens sont mûrs pour changer ce qui n’était pas le cas avant. Aujourd’hui ça nous touche, on n’a pas de planète « B ». Il y’a des chiffres sur la progression du bio en France qui sont hallucinants. Ils sont vraiment en demande d’accompagnement donc nous sommes au bon moment et au bon endroit parce que c’est nos convictions. Le secteur est bon et ce qui nous rassure c’est que des grands groupes viennent vers nous.

On tient une position, une image éco-responsable, quand les grands groupes viennent vers nous ça valide le fait qu’ils sont dans le bon sens.

Guillemet Bas

Vous  étiez basés essentiellement sur ceux qui voulaient faire du jardinage mais aujourd’hui vous êtes ouvert à ceux qui ont un balcon, ceux qui n’ont pas les moyens…

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

Notre repositionnement date d’il y a deux mois, aujourd’hui on envoie plus que du sec, avant on envoyait aussi des plantes vivantes. On élargit notre marché on est plus cantonné sur les gens qui ont un jardin, on parle à chacun, et sur notre génération, 25/35, on cherche à avoir beaucoup plus de sens dans nos achats et dans nos activités.

Aujourd’hui on a plus besoin d’extérieur. On fait des plantes pour la cuisine, ce sont des alternatives qui ne sont pas mises en avant, on en fait aussi, mais  y’a plein d’alternatives.

Guillemet Bas

Quelle est la part de l’éco-responsabilité dans le packaging et dans votre réseau de distribution des box ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

On essaye, c’est notre ADN, on se l’applique à nous même [le zéro déchet, NDLR]. Dans les box on a éliminé tous les emballages plastiques, on a éliminé toutes les étiquettes qui étaient en plastique, remplacées par du papier recyclé. On a de l’encre qui est végétale, un carton qui n’est pas floqué comme ça on n’a pas de contrainte de volume et aussi de problématique d’encre qui coûtait beaucoup plus cher. Aujourd’hui c’est un carton qu’on essaye de faire réutiliser à nos abonnés, c’est à dire qu’ils peuvent le garder si ils ont des envois à faire, ils peuvent réutiliser notre carton.

On a augmenté la qualité du carton pour que l’on puisse le réutiliser. Pareil on essaye d’avoir une double utilité sur tous les emballages de la box.

On a aussi une volonté d’avoir un impact social et solidaire dans notre box puisque que tous les conditionnements sont réalisés par un établissement avec des travailleurs handicapés. Ce n’est pas une organisation comme du privé donc du coup il faut vraiment avoir la volonté de travailler avec eux. On s’est déjà posé la question plusieurs fois d’arrêter et j’ai toujours refusé parce que il faut garder ce côté social et solidaire dans notre boite. Là on est en train de réfléchir pour palier au bilan carbone de nos box. Chaque abonnement qui sera pris, un arbre sera planté. Pour le moment ce n’est pas encore acté mais on est en train de réfléchir dans ce sens.

On essaye de privilégier la qualité et aussi nos fournisseurs. On a un système pour avoir des fournisseurs locaux, quand on les a pas locaux on essaye de les avoir français. Quand on les a pas français on essaye de les avoir européens et on élargit comme ça le cercle jusqu’à un moment donné qui ne soit pas contre notre ADN. Nos produits sont à 95% européens.

Guillemet Bas

Tu veux rajouter quelque chose ?

BaJ
Grégoire
Guillemet Haut

On ne peut rien faire tout seul. Sans notre triptyque et notre équipe interne, il n’y aurait rien. C’est ce qui fait notre force dans la boite. Si vous ne savez pas par où commencer, abonnez-vous à Pousse-Pousse.

Guillemet Bas

Nous remercions Grégoire pour cette interview, Louis et Romain également. A eux trois, ils mettent en place des solutions concrètes, éco-responsables, sociales et appliquent une idéologie tournée vers l’incitation et la prise de conscience de la population.

Vous pouvez commencer à contribuer à leur projet et au bien-être de la planète en vous abonnant à leur box : par ici !!

Vous pouvez les suivre sur les réseaux sociaux :

Twitter
Instagram
Facebook