
Tempête : portail, grillage ou clôture endommagés ?
Une rafale de vent importante, des branches ou des objets projetés… et votre portail peux se tordre, votre clôture peut s’arracher ou votre grillage peut être endommagé. Après les derniers épisodes de vents violents (dont la tempête Goretti début janvier 2026 avec des vigilances vent sur plusieurs départements ou la tempête Nils et Pedro), les mêmes constats se répètent : poteaux descellés, gonds arrachés, panneaux pliés.
Les dégâts les plus fréquents après une tempête
Météo-France rappelle qu’un vent est généralement considéré violent et dangereux autour de 100 km/h en rafales dans l’intérieur des terres (et parfois bien avant selon exposition). Et à cette vitesse le vent s’engouffre avec force et des occultants ou surface trop pleines peuvent entrainer une augmentation de la résistance exercés sur votre clôture, grillage ou portail et créer des dégâts irréversibles.
Quand le vent devient dangereux, le problème vient rarement “du grillage” seul : c’est l’ensemble poteaux + scellements + fixations qui cède.
Cas typiques :
- Portail battant : vantaux tordus, gonds qui prennent du jeu, butées arrachées, piliers fissurés
- Portail coulissant : sortie de rail, galets/guide cassés, poteaux de réception déplacés
- Clôture rigide : panneaux pliés, poteaux déchaussés, platines tordues, ancrages arrachés
- Grillage souple : piquets cintrés, jambes de force arrachées, tension perdue
- Occultants : effet “voile” → surcharge sur les fixations (souvent la cause n°1)
Assurance : ce qui est généralement couvert après une tempête
En assurance habitation, la garantie tempête couvre les dommages causés par le vent (ex : arbre tombé, toiture arrachée, etc.).
Selon les contrats, l’indemnisation peut concerner certains ouvrages extérieurs (portail, clôture, dépendances) : c’est là qu’un devis clair et détaillé fait la différence.
Important
- Les conditions (franchise, vétusté, plafonds, dépendances…) varient : on vous aide à présenter le dossier mais l’assureur reste décisionnaire.
- En cas d’alerte officielle, gardez une capture / preuve de l’épisode (vigilance / alerte préfectorale) : les autorités relaient ces épisodes.
Démarches : 5 étapes pour accélérer votre indemnisation
- Déclarez rapidement le sinistre : de nombreux contrats prévoient 5 jours ouvrés (référez-vous à votre contrat ; ce délai est une base fréquemment mentionnée dans l’information administrative).
- Rassemblez les preuves : photos, date, circonstances, éventuels témoignages
- Évitez de jeter les pièces endommagées avant accord (quand c’est possible)
- Faites établir un devis précis (dépose, évacuation, fournitures, pose, renforts)
- Lancez les travaux selon validation (ou mesures conservatoires si urgence)
FAQ
Une assurance maison couvre-t-elle les dégats causés par la tempete ?
Oui, dans la grande majorité des cas, une assurance habitation (multirisque) couvre les dégâts causés par une tempête, via la garantie “tempête / événements climatiques”, qui est indiquée comme obligatoire dans les contrats dommages aux biens (habitation, etc.) et qui couvre notamment les dommages dus au vent violent (ex. toiture arrachée, chute d’arbre, infiltrations consécutives…).
Cela dit, il y a 3 points qui font varier l’indemnisation :
Ce qui est couvert exactement
- La maison et les biens intérieurs : souvent oui (selon garanties).
- Portail, clôture, grillage, aménagements extérieurs : parfois oui, parfois uniquement si l’option/garantie “aménagements extérieurs / dépendances” est incluse, avec plafonds, franchises, vétusté, etc. (ça dépend vraiment du contrat).
La preuve de l’événement “tempête”
Certains assureurs demandent une preuve que le vent a atteint un niveau significatif (selon clauses). Un certificat d’intempérie peut être utile pour appuyer le dossier.
Les démarches et délais
En pratique, on déclare généralement rapidement (souvent “dans les 5 jours ouvrés” pour de nombreux sinistres, et au plus tard dans le délai du contrat).
Conseils express pour maximiser la prise en charge
- Prenez des photos (ensemble + détails : gonds, poteaux, scellements, panneaux).
- Conservez si possible les pièces cassées.
- Faites faire un devis détaillé (dépose/évacuation, fourniture, pose, renforts).
Comment peut on obtenir un certificat de tempete
Lorsque votre assurance vous réclame un “certificat de tempête”, il s’agit le plus souvent d’une attestation / certificat d’intempérie (vent fort, grêle, fortes pluies, etc.).
En France, la voie classique pour obtenir ce certificat est de s’adresser à Météo-France Services.
Obtenir un certificat d’intempérie (la méthode la plus “officielle”)
Allez sur la page Météo-France Services – Certificat d’intempérie pour les assurances.
Il vous suffit ensuite de suivre les étapes et de renseigner les informations demandées (commune, durée de la période de sinistre, paramètres à mentionner ( Force maximale du vent instantanée, pluie, températures …))
Paiement en ligne : c’est un service payant (à partir d’un certain montant) et le délai annoncé est en général ~5 jours ouvrés.
À quoi ça sert exactement ?
Le document décrit les conditions météo (rafales, etc.) sur la zone et ajoute un commentaire expertisé, à joindre à votre déclaration.
Bon à savoir (utile pour les dossiers assurance)
La garantie tempête est prévue par le Code des assurances : les contrats couvrant des dommages aux biens “ouvrent droit” à la garantie contre les effets du vent dû aux tempêtes (hors cas “cyclonique” au-delà de seuils spécifiques).
Certaines préfectures rappellent aussi le cadre “Tempête/Neige/Grêle (TNG)” et les dommages typiques (objets projetés, infiltrations consécutives, etc.).
Un ventail de mon portail c’est arraché et a endommagé du mobilier urbain et un lampadaire dois-je payer les dégâts?
C’est apprécié au cas par cas. Mais il est possible que vous soyiez tenu de payer, parce qu’un vantail de portail est une “chose” dont vous avez la garde : en droit français, on est responsable des dommages causés par les choses qu’on a sous sa garde (responsabilité “du fait des choses”).
Mais il y des cas où vous pouvez être exonéré (totalement ou partiellement) : si l’arrachement est dû à un événement extérieur imprévisible et irrésistible (typiquement une tempête d’une violence exceptionnelle), et que votre portail était normalement entretenu. Dans ce cas, la collectivité/son assureur peut avoir plus de mal à vous imputer la responsabilité.
Qui doit contacter son assurance ?
Vous : oui, contactez votre assurance habitation tout de suite, au titre de la responsabilité civile (RC) : elle sert justement à indemniser les tiers quand un dommage est causé par vous ou votre logement/équipements.
La mairie/la collectivité (ou son assureur) peut :
- soit réparer et vous adresser une demande de remboursement,
- soit vous demander de passer par votre assureur.
Votre assureur gérera alors les échanges (et contestera si la cause relève d’une tempête/force majeure).
Ce que vous devez ou ne devez pas faire :
- Déclarez le sinistre à votre assureur RC (même si vous n’avez pas encore reçu de facture).
- Rassemblez des preuves : photos/vidéo du portail (gonds, fixations, point d’arrachement), du lampadaire/mobilier touché, date/heure, témoignages si possible, éléments météo : capture vigilance/alerte locale du jour.
- Ne réparez pas définitivement avant accord si ça empêche une expertise (veillez ) bamliser ou mettre mise en sécurité OK).
- Si vous êtes locataire, prévenez aussi le propriétaire/syndic : selon les cas, votre RC “occupant” ou la RC “propriétaire” peut être sollicitée.
À retenir
Ne payez pas directement de votre poche sur simple demande : faites passer par votre assurance (RC).

